Les chiffres clés 2026
Vue d'ensemble : qui paie quoi ?
En cas d'arrêt maladie, plusieurs sources de revenus peuvent se combiner. Le schéma est souvent le même : la CPAM verse une base, votre employeur ou votre prévoyance complète, et des aides supplémentaires existent selon votre situation personnelle.
| Source | Qui est concerné | Montant indicatif 2026 |
|---|---|---|
| Indemnités journalières CPAM | Salariés, indépendants (sous conditions) | 50 % du salaire, max 41,95 €/jour |
| Maintien de salaire employeur | Salariés avec ancienneté (loi ou convention) | Jusqu'à 100 % selon convention |
| Prévoyance collective | Salariés couverts par accord d'entreprise | Variable selon contrat |
| RSA différentiel | Si revenus inférieurs au RSA | Jusqu'à 651,69 €/mois |
| APL / aides CAF | Sous conditions de ressources | Variable selon situation |
| AAH | Handicap reconnu par la MDPH | Jusqu'à 1 041,59 €/mois |
| Pension d'invalidité | Capacité réduite d'au moins 2/3 | De 30 % à 50 % du salaire annuel moyen |
1. Les indemnités journalières de la CPAM
C'est le socle de base. Dès que vous êtes en arrêt maladie et que vous remplissez les conditions d'activité, la CPAM verse des indemnités journalières pour compenser la perte de salaire.
Les IJ sont versées après un délai de carence de 3 jours (supprimé en cas d'ALD ou d'accident du travail). Elles sont calculées sur la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois, plafonnée à 1,4 fois le SMIC (2 552,25 € par mois en 2026). À partir du 31e jour d'arrêt lié à une ALD, le taux monte à 66,67 %.
Pour y avoir droit, vous devez avoir cotisé suffisamment au cours des derniers mois. Vérifiez vos droits sur votre compte Ameli.
2. Le maintien de salaire par l'employeur
En plus des IJ versées par la CPAM, votre employeur peut être tenu de compléter votre rémunération. C'est souvent méconnu, et pourtant ça peut faire une vraie différence.
La loi oblige votre employeur à maintenir une partie de votre salaire dès lors que vous avez au moins 1 an d'ancienneté et que vous avez transmis votre arrêt dans les 48 heures. Le maintien est de 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours, puis 66,67 % pendant les 30 jours suivants, ces durées augmentent avec l'ancienneté.
Votre convention collective peut prévoir des conditions plus favorables (maintien à 100 %, dès le premier jour, sans condition d'ancienneté). Consultez votre contrat de travail ou votre service RH.
Beaucoup d'entreprises ont souscrit un contrat de prévoyance collectif qui complète les IJ de la CPAM pour maintenir votre salaire à 70, 80 ou 100 % selon les garanties. Ce contrat est financé en partie ou totalement par l'employeur. Renseignez-vous auprès de votre service RH pour connaître les garanties exactes de votre contrat et les démarches à faire pour en bénéficier.
3. Les aides de la CAF
La maladie entraîne souvent une baisse de revenus qui peut ouvrir droit à des aides de la CAF que vous ne perceviez pas avant. Pensez à faire le point sur vos droits dès le début de l'arrêt.
Si votre revenu baisse pendant l'arrêt maladie, vous pouvez devenir éligible à l'APL ou voir votre montant augmenter. L'APL est calculée sur les revenus de l'année N-2, mais une révision est possible en cas de changement de situation. Faites une simulation sur caf.fr.
Si vos indemnités journalières sont inférieures au montant du RSA, vous pouvez toucher un RSA différentiel pour compléter vos revenus. La demande se fait en ligne sur caf.fr. Le montant versé correspond à la différence entre le RSA et vos ressources.
4. L'AAH et les aides MDPH pour les maladies invalidantes
Si votre maladie entraîne un handicap reconnu ou une incapacité durable, des aides spécifiques peuvent s'ajouter à celles de la CPAM et de la CAF.
L'AAH est destinée aux personnes dont le taux d'incapacité est reconnu par la MDPH à au moins 50 %. Pour en bénéficier, votre handicap doit vous empêcher d'avoir ou de conserver une activité professionnelle normale. La demande se fait auprès de la MDPH de votre département, qui évalue votre situation et transmet sa décision à la CAF.
Depuis la déconjugalisation (2023), seuls vos propres revenus sont pris en compte dans le calcul, plus ceux de votre conjoint. Pour certains allocataires, cela peut augmenter le montant perçu.
La PCH aide à financer les besoins liés au handicap : aide humaine, aide technique (fauteuil, prothèse…), aménagement du logement ou du véhicule, aides animalières. Elle est attribuée par la MDPH et versée par le Conseil Départemental. Son montant dépend de vos besoins réels évalués par la MDPH.
5. La pension d'invalidité
Si votre capacité de travail est réduite d'au moins 2/3 à cause d'une maladie ou d'un accident, vous pouvez demander une pension d'invalidité. Elle prend le relais des indemnités journalières lorsque celles-ci sont épuisées (après 3 ans maximum). Son montant varie selon la catégorie d'invalidité : de 30 % à 50 % du salaire annuel moyen, avec un minimum garanti.
La demande est initiée par votre médecin traitant ou par la CPAM elle-même. Pour en savoir plus : guide complet sur la pension d'invalidité.
✅ Checklist : faites le tour de vos droits
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Questions fréquentes sur les aides financières
En résumé
En cas de maladie, vous n'êtes pas limité aux seules indemnités journalières de la CPAM. La prévoyance de votre employeur, le RSA différentiel, les aides de la CAF, l'AAH et la PCH peuvent compléter vos revenus selon votre situation. Le réflexe à avoir : faire le tour de tous vos droits dès le début de l'arrêt, sans attendre que la situation se dégrade. Un assistant social de votre CPAM ou de votre hôpital peut vous aider à identifier toutes les aides auxquelles vous avez droit.
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