L'indemnité correspond à 50 % du salaire journalier de base, avant prélèvements.
Commencer par l'essentiel
Les quatre repères à connaître
Plafond applicable aux arrêts prescrits à compter de juillet 2026.
Dans le cas général, les indemnités commencent au 4e jour de l'arrêt.
Après traitement du dossier, la caisse verse les IJ tous les 14 jours en moyenne.
Une seule fiche, dans un ordre simple
Comment lire cette page ?
Suivez les six parties dans l'ordre. Les liens ci-dessous vous déplacent seulement dans cette même fiche.
1. Quelles conditions faut-il remplir pour toucher des indemnités journalières ?
Cette fiche concerne principalement les salariés du secteur privé relevant de la CPAM. Les règles de la MSA sont proches, mais les démarches doivent être effectuées auprès de la caisse agricole.
| Durée de l'arrêt | Condition liée au travail | Condition liée aux cotisations |
|---|---|---|
| Jusqu'à 6 mois | Au moins 150 heures au cours des 3 mois ou 90 jours précédant l'arrêt. | Ou avoir cotisé sur au moins 1 015 fois le Smic horaire pendant les 6 mois précédents, soit 12 494,65 € pour un arrêt débutant en juillet 2026. |
| Au-delà de 6 mois | Être affilié depuis au moins 12 mois et avoir travaillé au moins 600 heures pendant les 12 mois ou 365 jours précédents. | Ou être affilié depuis au moins 12 mois et avoir cotisé sur au moins 2 030 fois le Smic horaire, soit 24 989,30 € pour un arrêt débutant en juillet 2026. |
| Activité saisonnière ou discontinue | Au moins 600 heures pendant les 12 mois ou 365 jours précédents. | Ou un salaire soumis à cotisations atteignant 2 030 fois le Smic horaire sur cette période. |
2. Comment calculer ses indemnités journalières ?
Pour un salarié payé chaque mois, le calcul repose sur les trois derniers salaires bruts perçus avant l'arrêt. Le résultat est un montant brut journalier, auquel seront ensuite appliqués les prélèvements sociaux.
| Salaire brut mensuel stable | Salaire journalier de base | IJ brute estimée par jour |
|---|---|---|
| 1 500 € | 49,32 € | 24,66 € |
| 2 000 € | 65,75 € | 32,87 € |
| 2 500 € | 82,19 € | 41,10 € |
| 2 613,83 € ou plus | 85,93 € maximum | 42,97 € maximum |
3. Le délai de carence : les premiers jours sans indemnité
Dans le cas général, les trois premiers jours de l'arrêt ne sont pas indemnisés par l'Assurance Maladie. Les IJ commencent donc au quatrième jour.
| Situation | Application de la carence |
|---|---|
| Arrêt maladie ordinaire | 3 jours au début de chaque arrêt. |
| Prolongation après une reprise de 48 heures maximum | Pas de nouveau délai de carence si les conditions de prolongation sont remplies. |
| Arrêts successifs liés à la même ALD | Retenue uniquement sur le premier arrêt lié à l'ALD pendant la période de 3 ans. |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | Pas de délai de carence pour les IJ du régime AT-MP. |
| Interruption spontanée de grossesse | Pas de délai de carence lorsque l'arrêt est prescrit à la suite d'une fausse couche. |
4. Quel est le délai de paiement des indemnités journalières par la CPAM ?
Une fois le dossier traité, les indemnités sont dues pour chaque jour calendaire indemnisable, y compris les samedis, dimanches et jours fériés.
La caisse verse les IJ sur votre compte bancaire et met le relevé à disposition dans votre compte ameli.
L'employeur maintient tout ou partie de votre salaire et reçoit directement les IJ versées par la CPAM.
Ce rythme commence après le traitement initial du dossier. Le premier paiement peut donc demander davantage de temps.
Gardez les attestations de paiement sans limitation de durée, comme vos bulletins de salaire, car elles peuvent servir pour la retraite.
5. Mutuelle et prévoyance : comment compléter les IJ de la CPAM ?
Les IJ de la CPAM ne remplacent généralement qu'une partie du salaire. Un complément peut être prévu par la loi, la convention collective, l'employeur ou un contrat de prévoyance.
| Dispositif | Ce qu'il peut verser | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Complément légal de l'employeur | Sous conditions, complément à partir du 8e jour pour atteindre 90 %, puis les deux tiers de la rémunération brute pendant une durée liée à l'ancienneté. | Au moins 1 an d'ancienneté, justificatif transmis sous 48 heures, soins en France ou dans l'EEE et exclusions prévues par le Code du travail. |
| Convention collective ou accord d'entreprise | Peut prévoir un maintien plus rapide, plus long ou plus élevé. | Consultez la convention collective mentionnée sur le bulletin de paie ou demandez au service RH. |
| Prévoyance | Peut compléter la perte de revenus selon les garanties du contrat. | Délai de franchise, taux, durée, déclaration et justificatifs nécessaires. |
| Mutuelle santé | Rembourse principalement les dépenses de santé et ne compense pas automatiquement le salaire. | Vérifiez si une garantie de prévoyance distincte est incluse ou associée. |
6. Durée maximale des indemnités journalières : jusqu'à quand ?
Combien de temps les IJ peuvent-elles être versées ?
| Situation | Durée maximale habituelle |
|---|---|
| Cas général | Au maximum 360 jours d'IJ sur une période de 3 ans. |
| Arrêt en rapport avec une ALD | Indemnisation possible pendant une période de 3 ans, selon l'ouverture des droits et le suivi du dossier. |
| Cumul emploi-retraite | La durée peut être limitée à 60 jours pour l'ensemble de la période de retraite. |
Impôts, CAF et situations particulières
| Situation | Point à connaître |
|---|---|
| Impôt sur le revenu | Les IJ de maladie ordinaire sont imposables. Les IJ liées à une ALD exonérante peuvent être exonérées. Vérifiez le montant imposable dans ameli. |
| Prélèvements sociaux | Le montant brut est réduit de 6,2 % de CSG et de 0,5 % de CRDS, avant l'éventuel prélèvement à la source. |
| Prestations CAF | Les IJ font partie des ressources à prendre en compte. Vérifiez les montants préremplis et signalez tout changement de situation. |
| Demandeur d'emploi | Les IJ maladie ne se cumulent pas avec l'ARE. Le versement de l'allocation chômage est interrompu et les droits sont reportés. |
| Travailleur indépendant | Le calcul repose sur le revenu d'activité annuel moyen et suit des règles différentes. |
| Fonction publique | La rémunération pendant le congé maladie suit les règles statutaires et ne correspond pas au calcul présenté ici. |
Checklist : indemnités journalières
Les Cerfa liés à cette démarche
Cerfa n°10170*08 : Avis d'arrêt de travail
Remis et renseigné par le professionnel de santé. Les volets destinés à la caisse permettent l'étude du droit aux indemnités lorsque l'arrêt n'est pas télétransmis.
Cerfa n°11135*04 (S3201p) : Attestation de salaire
Rempli par l'employeur lorsque les informations ne sont pas transmises directement par la DSN. Il sert au calcul des indemnités journalières.
Combien touche-t-on en arrêt maladie en 2026 ?
En arrêt maladie en 2026, la CPAM verse des indemnités journalières représentant 50 % du salaire journalier de base (SJB), dans la limite de 41,95 € bruts par jour (~39,13 € nets), plafond calculé sur 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025. Les 3 premiers jours d'arrêt ne sont pas indemnisés (délai de carence). Voici ce que vous toucherez selon votre situation :
- Salarié du privé (arrêt classique) : 50 % du SJB, max 41,95 €/j bruts (~39,13 € nets), à partir du 4e jour
- Salarié avec ALD (à partir du 31e jour) : 66,67 % du SJB, sans délai de carence
- Fonctionnaire : 90 % du traitement pendant 90 jours (réforme mars 2025), puis 50 % pendant 270 jours
- Indépendant / TNS : environ 1/730e du revenu annuel moyen, max 65,84 €/j bruts, carence 7 jours
- Avec mutuelle ou prévoyance : complément possible jusqu'à 70, 80 ou 100 % du salaire net
→ Voir toutes les démarches à faire lors d'un arrêt maladie
Tableau : montant des IJ selon votre salaire en 2026
Voici les montants d'IJ approximatifs selon le salaire mensuel brut, après prélèvements sociaux (6,7 %), avant impôt. Les salaires supérieurs à 2 552 € bruts/mois sont plafonnés, le montant maximum net est d'environ 39,13 €/jour :
| Salaire mensuel brut | SJB (somme 3 mois ÷ 91,25) | IJ brute (× 50 %) | IJ nette approx. (−6,7 %) |
|---|---|---|---|
| 1 800 € (SMIC) | 59,18 € | 29,59 € | ~27,61 €/jour |
| 2 000 € | 65,75 € | 32,88 € | ~30,68 €/jour |
| 2 500 € | 82,19 € | 41,10 € | ~38,34 €/jour |
| 2 552 € (plafond 1,4 SMIC) | 83,90 € | 41,95 € (max brut) | ~39,13 €/jour (max net) |
| 3 000 € et plus | Plafonné à 83,90 € | 41,95 € (plafonné) | ~39,13 €/jour |
Montants indicatifs d'après le barème officiel en vigueur depuis le 1er avril 2025 (plafond 1,4 SMIC, décret n°2025-160). Les salaires supérieurs à 2 552,25 € bruts/mois sont plafonnés. Source : Ameli.fr.
Les indemnités journalières selon votre statut
Les règles ne sont pas les mêmes selon que vous êtes salarié, fonctionnaire ou indépendant. Voici ce qui s'applique à chaque situation.
C'est le régime le plus courant. Les IJ sont versées par la CPAM à partir du 4e jour d'arrêt (après 3 jours de carence). Le montant correspond à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite du plafond de 41,95 €/j bruts (~39,13 € nets). La durée maximale est de 360 jours sur 3 ans consécutifs.
En cas d'ALD reconnue, le taux monte à 66,67 % à partir du 31e jour d'arrêt continu, et le délai de carence est supprimé. La durée maximale peut atteindre 3 ans de versement. N'oubliez pas de respecter le délai de 48h pour envoyer vos volets à la CPAM.
Les fonctionnaires titulaires ne relèvent pas des IJ de la CPAM au sens strict. Ils bénéficient d'un maintien de traitement versé directement par leur employeur public.
En cas de congé de maladie ordinaire (CMO) depuis le 1er mars 2025 : 90 % du traitement indiciaire pendant les 90 premiers jours (contre 100 % avant la réforme), puis 50 % pendant les 270 jours suivants. En cas de longue maladie ou affection grave reconnue : 100 % pendant 1 an, puis 50 % pendant 2 ans. Le délai de carence est de 1 jour.
Important : la loi de finances pour 2025 (art. 189) a abaissé le taux des 3 premiers mois de 100 % à 90 % pour tous les arrêts accordés à compter du 1er mars 2025.
Les travailleurs non-salariés (TNS) artisans, commerçants et micro-entrepreneurs sont affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), gérée par les CPAM. Les professions libérales dépendent de leur caisse propre (CNAVPL, CNBF).
La formule de calcul est différente de celle des salariés : l'IJ = 1/730e du revenu d'activité annuel moyen (RAAM) des 3 dernières années civiles, dans la limite du PASS (48 060 € en 2026). Le montant maximum est de 65,84 € bruts par jour (PASS ÷ 730). Pour un revenu au niveau du SMIC, l'IJ est d'environ 26 €/jour. Sous le seuil de 10 % du PASS (4 806 €/an en 2026), aucune IJ n'est versée.
Conditions : affiliation depuis au moins 12 mois, cotisations à jour. Le délai de carence est de 7 jours pour maladie ou accident, et de 3 jours en cas d'hospitalisation. La durée maximale est de 360 jours sur 3 ans.
Des contrats de prévoyance complémentaires sont vivement recommandés pour compenser la faiblesse de cette couverture de base.
5 erreurs fréquentes à éviter avec les indemnités journalières
✅ Checklist : optimiser ses indemnités journalières
• Ameli.fr, Indemnités journalières en cas d'arrêt maladie
• Code de la Sécurité sociale, Art. L323-1 à L323-6
• Décret n°2025-160 du 20 février 2025, abaissement plafond IJ de 1,8 à 1,4 SMIC
• Service-public.fr, Indemnités journalières de maladie
• Art. R323-11 CSS, Délai d'envoi de l'arrêt maladie
Questions fréquentes sur les indemnités journalières
Pour un salarié mensualisé, le salaire journalier de base correspond au total des 3 derniers salaires bruts précédant l'arrêt, divisé par 91,25. L'indemnité journalière correspond à 50 % de ce salaire journalier de base, dans la limite du plafond applicable.
Dans le cas général, les 3 premiers jours de l'arrêt ne sont pas indemnisés par l'Assurance Maladie. Les indemnités journalières commencent au 4e jour, sauf exception, notamment pour certains arrêts successifs liés à une ALD, une prolongation avec une reprise ne dépassant pas 48 heures, un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Non. Pour un arrêt maladie salarié, le taux reste en principe égal à 50 % du salaire journalier de base. L'ALD peut modifier la durée d'indemnisation et l'application du délai de carence, mais elle ne porte pas automatiquement le taux des indemnités à 66,67 %.
Après le traitement du dossier, la CPAM ou la MSA verse les indemnités journalières tous les 14 jours en moyenne. Elles sont dues pour chaque jour calendaire indemnisable, y compris les samedis, dimanches et jours fériés.
Lorsque l'employeur maintient tout ou partie du salaire et pratique la subrogation, la CPAM lui verse directement les indemnités journalières. Le salarié reçoit alors son salaire ou son maintien de salaire sur sa fiche de paie.
Vérifiez que l'arrêt a été reçu, que l'employeur a transmis l'attestation de salaire et qu'aucune pièce complémentaire n'est demandée dans le compte ameli. Contactez ensuite la CPAM depuis le compte ameli, sur rendez-vous ou au 36 46.
Pour approfondir seulement si nécessaire
Fiches complémentaires
La fiche ci-dessus contient l'essentiel. Ces pages détaillent certains cas particuliers.
Transparence des informations
Sources officielles vérifiées
Cette page a été contrôlée le 13 juillet 2026. Le montant exact dépend des salaires transmis, de la date de l'arrêt et de la situation individuelle.
AidFacile vous aide à vous orienter mais ne remplace pas l'étude de votre dossier par la CPAM, la MSA, votre employeur ou un professionnel compétent.
À retenir
L'IJ maladie d'un salarié correspond à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 42,97 € bruts par jour pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026. Dans le cas général, trois jours de carence s'appliquent. Vérifiez toujours l'attestation de salaire, la subrogation et vos garanties de prévoyance.
L'essentiel de votre fiche
À vérifier en priorité : vos conditions d'ouverture des droits, l'attestation de salaire, le calcul à 50 %, les jours de carence, la subrogation et les paiements dans ameli.
Besoin d'un parcours personnalisé selon votre situation ?
Démarrer mon parcours sur AidFacile →ℹ️ AidFacile est là pour vous guider et vous faire gagner du temps. En cas de doute sur votre situation, n’hésitez pas à vous appuyer sur une assistante sociale ou l’organisme compétent.
