Envoyez les volets nécessaires à la CPAM et à votre employeur si le médecin ne les a pas télétransmis.
Commencer par l’essentiel
Que faire, et dans quel ordre ?
Regardez le maintien de salaire, la prévoyance et les indemnités auxquelles votre statut peut vous donner droit.
Parlez avec vos professionnels de l’ALD, des aides, de l’invalidité et des solutions de reprise adaptées.
Une seule fiche, dans un ordre simple
Comment lire cette page ?
Commencez par les démarches urgentes, puis avancez selon votre situation. Les boutons ci-dessous vous déplacent seulement dans cette même fiche.
1. Les premières démarches à effectuer
Lorsque votre médecin vous prescrit un arrêt de travail, il vous remet un avis d'arrêt de travail en 3 volets. Chaque volet a une destination précise et des délais stricts à respecter pour conserver vos droits.
Les 3 volets de l'arrêt de travail
Si l’arrêt est établi sur papier, les volets 1 et 2 doivent être envoyés à votre CPAM dans les 48 heures. Prévenez votre employeur sans délai, puis transmettez-lui le volet 3 selon les règles applicables dans l’entreprise, généralement sous 48 heures. Lorsque le médecin télétransmet l’arrêt à l’Assurance Maladie, vous devez encore transmettre l’exemplaire destiné à l’employeur. En cas de nouvel envoi tardif à la CPAM dans les 24 mois, vos indemnités peuvent être réduites.
Prévenir votre employeur
Votre employeur doit être informé de votre absence et de sa durée prévisible. Vous n'avez aucune obligation de révéler votre diagnostic. Transmettez uniquement le volet 3. Consultez votre contrat de travail ou votre convention collective : certains prévoient un maintien de salaire pendant l'arrêt, en complément des indemnités de la Sécurité sociale.
Votre feuille de route, dans l’ordre
Toutes les situations ne nécessitent pas les mêmes démarches. Cette liste vous permet néanmoins de savoir dans quel ordre vérifier les points importants, sans avoir à tout faire le même jour.
2. Vos revenus pendant l’arrêt maladie
Pendant un arrêt maladie, vous percevez des indemnités journalières (IJ) versées par la Sécurité sociale. Ces indemnités ne sont pas versées les 3 premiers jours d'arrêt (délai de carence), sauf exception.
| Votre situation | Indemnisation principale | Carence | Durée indicative |
|---|---|---|---|
| Salarié du privé | 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 42,97 € bruts par jour pour un arrêt prescrit à compter du 1er juillet 2026. | 3 jours, sauf exception | 360 IJ sur 3 ans ; jusqu’à 3 ans en cas d’ALD sous conditions |
| Fonctionnaire titulaire | En congé de maladie ordinaire : 90 % du traitement indiciaire pendant 3 mois, puis 50 % pendant 9 mois. | 1 jour, sauf exception | Jusqu’à 12 mois pour un congé de maladie ordinaire |
| Artisan ou commerçant | 1/730e du revenu d’activité annuel moyen, avec un maximum de 65,84 € bruts par jour en 2026. | 3 jours, sauf exception | Selon les droits ouverts et la nature de l’arrêt |
| Arrêt lié à une ALD | Le taux de calcul reste celui de votre statut : l’ALD ne porte pas l’IJ à 66,67 %. | Une seule fois pour le premier arrêt lié à la même ALD sur une période de 3 ans | Jusqu’à 3 ans d’IJ pour un salarié, sous conditions |
3. Si la maladie devient longue ou invalidante
L'Affection Longue Durée (ALD)
Le dispositif distingue les affections inscrites sur la liste officielle des ALD 30, les affections graves « hors liste » appelées ALD 31, et certaines polypathologies invalidantes appelées ALD 32. Ces nombres désignent des catégories administratives : il ne s’agit pas d’une liste de 32 maladies.
Lorsqu’une ALD exonérante est accordée, les soins en lien avec l’affection sont remboursés à 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Les dépassements d’honoraires, franchises, participations forfaitaires et certains autres frais peuvent rester à votre charge. Une ALD non exonérante conserve les taux habituels de remboursement. Le médecin traitant établit généralement le protocole de soins.
La pension d'invalidité
Si votre capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers suite à une maladie ou un accident non professionnel, vous pouvez demander une pension d'invalidité. En 2026, elle est versée par la CPAM et son montant dépend de votre catégorie d'invalidité :
| Catégorie | Situation retenue | Calcul et fourchette mensuelle 2026 |
|---|---|---|
| 1re catégorie | Vous pouvez encore exercer une activité rémunérée. | 30 % du salaire annuel moyen : de 338,31 € à 1 201,50 €. |
| 2e catégorie | Vous êtes considéré comme ne pouvant plus exercer d’activité professionnelle. | 50 % du salaire annuel moyen : de 338,31 € à 2 002,50 €. |
| 3e catégorie | Vous remplissez les critères de la 2e catégorie et avez besoin d’une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie. | 50 % du salaire annuel moyen + majoration pour tierce personne de 1 298,44 € ; total de 1 636,76 € à 3 300,95 €. |
Cerfa n°15692*01 : Demande ou renouvellement de prestations auprès de la MDPH (site officiel)
Cerfa n°15695*01 : Certificat médical à joindre à une demande auprès de la MDPH (site officiel). Le certificat médical doit être rempli par le médecin.
4. Les aides financières à vérifier
Une maladie, surtout si elle dure, peut peser lourd sur le budget. Plusieurs dispositifs existent pour vous aider. Voici les principaux.
| Aide ou dispositif | Repère 2026 | Pour qui ? |
|---|---|---|
| Indemnités journalières maladie | Pour un salarié : jusqu’à 42,97 € bruts par jour pour un arrêt prescrit à compter du 1er juillet 2026. | Sous conditions d’activité ou de cotisations. |
| ALD exonérante | Soins liés à l’ALD remboursés à 100 % de la base de la Sécurité sociale ; certains frais restent à charge. | Après accord de l’Assurance Maladie sur le protocole de soins. |
| Maintien de salaire ou prévoyance | Montant variable selon ancienneté, convention collective et contrat. | Salariés couverts par les règles légales, conventionnelles ou un contrat de prévoyance. |
| Pension d’invalidité | 30 % ou 50 % du salaire annuel moyen, dans des limites minimales et maximales. | Capacité de travail ou de gain réduite d’au moins 2/3, sous conditions. |
| AAH via la MDPH | Jusqu’à 1 033,32 € par mois depuis le 1er avril 2026. | Selon le taux d’incapacité, les restrictions d’accès à l’emploi et les ressources. |
| AJPA pour un proche aidant | 66,64 € par journée, jusqu’à 66 jours par personne aidée et 264 jours au total dans la carrière. | Proche qui réduit ou interrompt son activité pour aider une personne remplissant les conditions. |
| Aides CAF | APL, RSA, prime d’activité ou autres prestations selon la situation. | Selon les ressources, le logement et la composition du foyer. |
5. Préparer la reprise du travail
La reprise du travail après un arrêt doit être préparée, surtout si l'arrêt a été long. Plusieurs dispositifs existent pour faciliter un retour progressif.
La visite de reprise chez le médecin du travail
Pour une maladie ou un accident non professionnel, la visite de reprise devient obligatoire après un arrêt d’au moins 60 jours. Elle est organisée par l’employeur et doit avoir lieu au plus tard dans les 8 jours suivant la reprise. Après plus de 30 jours d’arrêt, un rendez-vous de liaison facultatif peut être proposé. Une visite de pré-reprise peut également aider à anticiper un aménagement du poste ou du temps de travail.
Le temps partiel thérapeutique
Votre médecin traitant peut prescrire une reprise à temps partiel thérapeutique si elle contribue à votre rétablissement. L’organisation des horaires doit être définie avec l’employeur en tenant compte des préconisations de la médecine du travail. Le médecin-conseil de la CPAM se prononce sur le versement éventuel des indemnités journalières complémentaires.
6. Les délais à ne pas manquer
| Démarche | Délai | Priorité |
|---|---|---|
| Envoyer l'arrêt à la CPAM | 48 heures | Urgent |
| Envoyer l'arrêt à l'employeur (volet 3) | 48 heures | Urgent |
| Vérifier ses droits à la mutuelle / prévoyance | Dans la 1re semaine | Important |
| Déclarer le changement de situation à la CAF | Dès qu’un changement de ressources ou de situation doit être signalé | À vérifier |
| Demande d'ALD (si maladie grave) | Dès que le médecin le préconise | Important |
| Visite de reprise médecine du travail | Dans les 8 jours après reprise (si arrêt non professionnel ≥ 60 jours) | Important |
| Demande de pension d'invalidité | Avant la fin du versement des IJ | À anticiper |
| Contrôle médical CPAM éventuel | À tout moment pendant l'arrêt | À connaître |
✅ Checklist des démarches en cas d'arrêt maladie
Questions fréquentes sur les démarches en cas de maladie
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Fiches complémentaires
La fiche que vous venez de lire contient l’essentiel. Les pages ci-dessous servent uniquement à approfondir un point précis.
Transparence des informations
Sources officielles vérifiées
Cette page a été contrôlée le 13 juillet 2026. Les règles peuvent évoluer et certaines dépendent de votre statut, de votre ancienneté, de votre caisse ou de votre convention collective.
AidFacile vous aide à vous orienter mais ne remplace pas l’examen de votre dossier par la CPAM, la CAF, la MDPH, votre employeur ou un professionnel compétent.
En résumé
En cas de maladie ou d’arrêt de travail, avancez dans cet ordre : transmettez les documents urgents, vérifiez vos revenus, anticipez les dispositifs liés à une maladie longue, recherchez les aides adaptées, puis préparez la reprise. Vous n’avez pas besoin d’effectuer toutes les démarches présentées : seules celles qui correspondent à votre situation vous concernent.
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