Vérifiez la télétransmission. Si l’arrêt est sur papier, envoyez les volets 1 et 2 à votre caisse et le volet 3 à votre employeur.
Commencer par l’essentiel
Que faire, et dans quel ordre ?
Assurez-vous que l’employeur a transmis l’attestation de salaire et consultez votre convention collective ou votre prévoyance.
Suivez les prescriptions médicales, les horaires de présence et les règles liées aux contrôles ou à une activité autorisée.
Une seule fiche, dans un ordre simple
Comment lire cette page ?
Suivez les six parties dans l’ordre. Les liens ci-dessous vous déplacent seulement dans cette même fiche.
1. Quelles démarches effectuer dans les 48 heures après un arrêt maladie ?
Deux situations sont possibles. Si le professionnel de santé a télétransmis l’arrêt, il vous remet seulement le volet 3. Si vous recevez un formulaire papier en trois volets, vous devez effectuer vous-même les envois.
À envoyer au service médical de votre CPAM ou de votre MSA. Il contient des informations médicales confidentielles.
À envoyer à votre CPAM ou à votre MSA avec le volet 1 pour permettre l’étude de vos droits.
À transmettre à votre employeur. Il ne mentionne pas votre diagnostic, qui reste couvert par le secret médical.
2. Que doit-on envoyer à son employeur lors d'un arrêt maladie ?
Prévenez votre employeur dès que possible par téléphone, SMS ou courriel, puis transmettez le volet 3. Vous n’avez pas à communiquer le nom de votre maladie ni les détails de votre traitement.
| Situation | Ce que vous devez faire | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Un seul employeur | Transmettre le volet 3. | L’employeur doit envoyer l’attestation de salaire à la caisse. |
| Plusieurs employeurs | Prévenir chaque employeur et transmettre une copie du volet 3 à chacun. | Chaque employeur doit établir une attestation de salaire. |
| Demandeur d’emploi | Transmettre le volet 3 à France Travail et déclarer l’arrêt lors de l’actualisation. | L’ARE est interrompue pendant le versement des IJ. |
| Cesu ou Pajemploi | Prévenir chaque particulier employeur. | Une attestation sur l’honneur du dernier jour travaillé peut être demandée par la CPAM. |
En cas de retard d’envoi à la caisse
Au premier retard, la caisse vous informe du délai à respecter. En cas de nouvel envoi tardif dans les deux années suivantes, une retenue de 50 % peut être appliquée aux indemnités dues pour la période comprise entre la prescription et l’envoi. Une hospitalisation ou une impossibilité justifiée peut éviter cette retenue. Si l’arrêt n’est toujours pas envoyé à la fin de la prescription, l’indemnisation peut être refusée.
3. Combien touche-t-on pendant un arrêt maladie en 2026 ?
Pour un salarié mensualisé, l’indemnité journalière de l’Assurance Maladie correspond à 50 % du salaire journalier de base, calculé à partir des trois derniers salaires bruts. Elle est versée à partir du quatrième jour, sauf exception.
| Élément | Règle principale | À retenir |
|---|---|---|
| Calcul de l’IJ | 50 % du salaire journalier de base. | Trois derniers salaires bruts divisés par 91,25 pour un salarié mensualisé. |
| Plafond | 42,97 € bruts par jour pour un arrêt prescrit à compter de juillet 2026. | Le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel. |
| Carence | Trois jours au début de l’arrêt. | Les IJ sont normalement dues à partir du quatrième jour. |
| Versement | Après traitement du dossier, puis tous les 14 jours en moyenne. | Le délai dépend notamment de la réception de l’attestation de salaire. |
| Durée maximale | 12 mois d’IJ sur une période de 3 ans dans le cas général. | Des règles particulières s’appliquent en cas d’ALD. |
Maintien de salaire et prévoyance
Selon votre ancienneté et votre situation, l’employeur peut devoir compléter les IJ après un délai légal de sept jours. Une convention collective ou un accord d’entreprise peut prévoir des conditions plus favorables, parfois dès le premier jour. Un contrat de prévoyance peut aussi compléter la perte de revenus.
4. Peut-on sortir de chez soi pendant un arrêt maladie ?
Pendant toute la durée de l’arrêt, vous devez suivre les prescriptions du professionnel de santé, vous soumettre aux contrôles et vous abstenir de toute activité non autorisée.
| Mention sur l’arrêt | Règle | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|
| Sorties non autorisées | Vous devez rester à votre domicile. | Vous absenter uniquement pour les soins ou examens nécessaires. |
| Sorties autorisées avec horaires | Présence obligatoire de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, tous les jours. | Sortir en dehors de ces plages ou pendant celles-ci pour des soins justifiables. |
| Sorties libres | Pas d’horaires fixes de présence. | Respecter malgré tout les prescriptions médicales et les éventuelles restrictions d’activité. |
5. Que faire si l'arrêt maladie se prolonge ?
Une prolongation n’est pas automatique. Elle doit en principe être prescrite par votre médecin traitant ou par le professionnel ayant établi l’arrêt initial, sauf exceptions prévues par les textes.
6. Tous les délais et démarches d'un seul regard
| Démarche | Délai ou moment conseillé | Priorité |
|---|---|---|
| Prévenir l’employeur | Sans délai, puis transmettre le justificatif selon les règles de l’entreprise, généralement sous 48 h. | Urgent |
| Envoyer les volets 1 et 2 à la caisse si l’arrêt est sur papier | 48 heures | Urgent |
| Transmettre le volet 3 à l’employeur | Généralement 48 heures si aucun autre délai n’est prévu | Urgent |
| Vérifier l’attestation de salaire | Dès les premiers jours si le dossier n’apparaît pas ou ne progresse pas | Important |
| Consulter la convention collective et la prévoyance | Dès la première semaine | Important |
| Transmettre une prolongation | À nouveau dans les délais applicables, généralement 48 heures | Urgent |
| Préparer une reprise après un arrêt long | Avant la fin de l’arrêt, avec une pré-reprise si nécessaire | À anticiper |
✅ Ma checklist arrêt maladie
Votre arrêt de travail : 3 volets, 3 destinataires. Ne les mélangez pas
Votre médecin vous a remis un document officiel : l'avis d'arrêt de travail. Il se présente en 3 volets distincts, chacun avec un destinataire précis. Envoyer le mauvais volet au mauvais interlocuteur est l'erreur la plus fréquente, et elle peut coûter cher.
À qui envoyer quoi :
- Volet 1 → CPAM uniquement (diagnostic médical confidentiel)
- Volet 2 → CPAM uniquement (déclenche le versement des indemnités)
- Volet 3 → Employeur uniquement (durée et sorties autorisées, sans diagnostic)
Combien touche-t-on concrètement ? Exemple chiffré
Prenons un exemple concret : un salarié avec un salaire net de 2 000 €/mois (environ 2 600 € brut). Voici ce qu'il touchera réellement pendant son arrêt :
| Source | Calcul | Montant estimé / jour |
|---|---|---|
| CPAM (Sécurité sociale) | 50 % du salaire journalier brut moyen | ~33 € nets/jour |
| Mutuelle / prévoyance | Complément selon contrat (ex. : 30 % supplémentaires) | ~20 € nets/jour |
| Total avec mutuelle | 80 % du salaire net journalier | ~53 € nets/jour |
Quand les indemnités sont-elles plus élevées ?
- ALD (à partir du 31e jour) : les IJ passent à 66,67 % du salaire journalier de base, sans délai de carence.
- 3 enfants à charge : les IJ passent à 66,67 % à partir du 31e jour d'arrêt, même hors ALD.
- Accident du travail : 60 % les 28 premiers jours, puis 80 %. Pas de délai de carence dans ce cas.
→ Voir la section sur le maintien de salaire et vos droits
6 erreurs qui coûtent cher, et qu'on voit trop souvent
Ces erreurs sont commises chaque jour. Certaines réduisent vos indemnités de moitié dès le premier arrêt. Personne ne vous préviendra à l'avance.
- Dépasser le délai de 48 heures pour envoyer les volets (réduction des IJ de 50 %)
- Envoyer le volet 1 (médical) à l'employeur au lieu du volet 3
- Exercer une activité rémunérée pendant l'arrêt
- Sortir en dehors des heures autorisées sans autorisation médicale
- Oublier d'envoyer les volets pour chaque prolongation
- Ne pas déclarer l'arrêt à la CAF si vous percevez des aides
Ce que beaucoup ignorent : vos droits restent entiers pendant l'arrêt
Tomber malade ne fragilise pas votre situation autant que vous pourriez le craindre. La loi vous protège. Voici les 5 droits que vous conservez pendant votre arrêt, que votre employeur ne peut pas vous retirer. (Art. L1226-1 Code du travail)
Pendant un arrêt maladie, le salarié conserve les droits suivants :
- Protection contre le licenciement pour motif de maladie
- Acquisition des congés payés pendant toute la durée de l'arrêt (jusqu'à 4 semaines/an)
- Confidentialité du diagnostic : l'employeur ne peut pas connaître la nature de la maladie
- Droits à la retraite préservés : chaque trimestre d'IJ compte comme trimestre cotisé
- Maintien de salaire selon la convention collective (sous conditions d'ancienneté)
→ Voir tous les droits du salarié malade : guide complet
4 points à vérifier dès les premiers jours (beaucoup les oublient)
Pas de médecin traitant déclaré ? Régularisez maintenant
Sans médecin traitant déclaré à votre CPAM, vos remboursements sont réduits et les démarches pour une ALD deviennent bien plus lourdes. Ça prend deux minutes sur votre espace Ameli.fr. Ne laissez pas ça traîner.
Vérifiez sur Ameli.fr que votre arrêt est bien enregistré
Patientez 5 à 7 jours ouvrés, puis connectez-vous à Ameli.fr. Votre arrêt doit être visible et vos IJ planifiées. Rien n'apparaît ? Appelez le 36 46 sans attendre. Chaque jour de retard décale votre premier paiement d'autant.
Arrêt de plus de 3 mois : la CPAM peut vous convoquer
Au-delà de 90 jours consécutifs, la CPAM peut vous convoquer chez son médecin-conseil pour faire le point sur le maintien de l'arrêt, une reprise progressive, mi-temps thérapeutique, ou orientation vers une pension d'invalidité. Cette convocation est obligatoire : n'attendez pas, répondez-y.
Votre mutuelle peut compenser une partie de votre perte de salaire
Votre complémentaire peut verser des IJ supplémentaires pour couvrir ce que la Sécu ne paye pas. Certains contrats prévoient aussi une prise en charge renforcée pour les arrêts longs. Appelez dès la première semaine. C'est souvent là que tout se joue.
Questions fréquentes sur les démarches d’arrêt maladie
Dès le premier jour, deux démarches dans les 48 heures :
- Envoyer les volets 1 et 2 à votre CPAM
- Envoyer le volet 3 à votre employeur
- Respecter les heures de sortie inscrites sur votre arrêt
- Contacter votre mutuelle pour activer le complément d'indemnités
Si votre médecin télétransmet, les volets 1 et 2 partent automatiquement à la CPAM. Vérifiez avec lui.
Pour envoyer votre arrêt maladie à la CPAM, vous avez trois options :
- Par courrier : envoyez les volets 1 et 2 à l'adresse indiquée sur votre carte Vitale ou sur Ameli.fr
- Au guichet : déposez les volets directement à votre CPAM
- Via télétransmission : si votre médecin télétransmet, l'envoi est automatique. Vérifiez lors de la consultation
Le délai légal est de 48 heures à compter de la date de début d'arrêt.
Pour approfondir seulement si nécessaire
Fiches complémentaires
La fiche ci-dessus contient l’essentiel. Ces pages détaillent certains cas particuliers.
Transparence des informations
Sources officielles vérifiées
Cette page a été contrôlée le 13 juillet 2026. Certaines règles peuvent dépendre de votre caisse, de votre convention collective, de votre ancienneté ou de votre statut.
AidFacile vous aide à vous orienter mais ne remplace pas l’examen de votre dossier par votre caisse, votre employeur, votre convention collective ou un professionnel compétent.
À retenir
Vérifiez la télétransmission, envoyez les documents nécessaires dans les 48 heures, prévenez votre employeur sans délai et assurez-vous que l’attestation de salaire a été transmise. Pendant l’arrêt, respectez les prescriptions et les horaires indiqués. En cas de prolongation, recommencez les transmissions nécessaires.
L’essentiel de votre fiche
À faire en priorité : vérifier la télétransmission, transmettre les volets nécessaires dans les 48 heures et prévenir l’employeur.
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