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Arrêt maladie : que faire et démarches à effectuer en 2026

Votre médecin vient de vous prescrire un arrêt. La bonne nouvelle, c'est que les démarches ne sont pas compliquées. Il suffit de ne pas traîner. Vous avez 48 heures pour envoyer les volets à votre CPAM et prévenir votre employeur. Passé ce délai, vos indemnités journalières peuvent être réduites de moitié. Ce guide vous explique quoi faire, dans quel ordre, et sans vous noyer dans les détails.

📅 Mis à jour le 📖 Lecture : 8 minutes ✅ Vérifié par l'équipe juridique AidFacile ✍️ Par l'équipe AidFacile 🔗 Sources : Légifrance · Ameli.fr

Que faire en cas d'arrêt maladie ?

Votre arrêt vient de commencer. Voici ce qu'il faut faire dans les 48 heures. Même si vous êtes à plat :

  1. Envoyer les volets 1 et 2 de l'avis d'arrêt de travail à votre CPAM par courrier ou au guichet.
  2. Envoyer le volet 3 à votre employeur (ou service RH), par email, courrier ou en main propre.
  3. Respecter les heures de sortie indiquées sur votre arrêt (généralement 10h–12h et 14h–16h).
  4. Contacter votre mutuelle pour activer votre complément d'indemnités journalières.
  5. Vérifier votre convention collective pour connaître vos droits au maintien de salaire.
  6. Déclarer le changement à la CAF si vous percevez des aides (APL, RSA…).

Si votre médecin utilise la télétransmission, les volets 1 et 2 sont envoyés automatiquement à la CPAM. Vous n'avez alors à transmettre que le volet 3 à votre employeur.

⚠️ Attention au point de départ : les 48 heures courent à partir de la date de début d'arrêt inscrite sur votre document, pas du jour où vous avez consulté. Ce délai vaut 7 jours sur 7, week-end compris. Un arrêt qui démarre un vendredi impose un envoi avant le dimanche soir.

Ce que vous n'avez PAS à faire

  • Vous n'avez pas à justifier votre maladie auprès de votre employeur. La nature de votre arrêt ne le regarde pas.
  • Vous n'avez pas à appeler votre CPAM. L'envoi des volets suffit à déclencher le traitement.
  • Vous n'avez pas à rester joignable en permanence pour votre employeur pendant l'arrêt.
  • Vous n'avez pas à fournir de certificat médical supplémentaire, sauf demande explicite de la CPAM.

Votre arrêt de travail : 3 volets, 3 destinataires. Ne les mélangez pas

Votre médecin vous a remis un document officiel : l'avis d'arrêt de travail. Il se présente en 3 volets distincts, chacun avec un destinataire précis. Envoyer le mauvais volet au mauvais interlocuteur est l'erreur la plus fréquente, et elle peut coûter cher.

À qui envoyer quoi :

1
→ CPAM
Volet médical confidentiel. Contient votre diagnostic. Transmis à votre caisse d'assurance maladie uniquement.
2
→ CPAM
Volet administratif. Déclenche le calcul et le versement de vos indemnités journalières.
3
→ Employeur
Volet sans diagnostic. Indique uniquement la durée de l'arrêt et les heures de sortie autorisées.
💡 Votre médecin télétransmet ? Dans ce cas, les volets 1 et 2 sont envoyés automatiquement à votre CPAM. Il ne vous reste qu'une chose à faire : transmettre le volet 3 à votre employeur. Si vous n'êtes pas sûr que votre médecin télétransmet, demandez-lui directement. C'est de plus en plus répandu.

Quelles démarches effectuer dans les 48 heures après un arrêt maladie ?

Le délai légal est de 48 heures à compter de la date de début de l'arrêt inscrite sur votre document, peu importe le jour de la semaine. Un arrêt qui démarre un vendredi soir vous laisse jusqu'au dimanche. Deux démarches à mener en parallèle. (Art. R323-11 CSS)

1
Envoyer les volets 1 et 2 à votre CPAM
Envoyez les volets 1 et 2 par courrier à votre caisse d'assurance maladie. L'adresse figure sur votre carte Vitale ou sur votre espace Ameli.fr. Vous pouvez aussi les déposer directement au guichet. Si votre médecin télétransmet, cette étape est automatique. Confirmez-le avec lui avant de poster quoi que ce soit.
Délai : 48 heures
2
Transmettre le volet 3 à votre employeur
Envoyez le volet 3 à votre employeur ou à votre service RH, par courrier, email ou remise en main propre, dans les mêmes 48 heures. Ce volet ne mentionne pas votre diagnostic. Vous n'avez aucune obligation de préciser la nature de votre maladie : votre employeur n'a droit qu'à la durée de l'arrêt.
Délai : 48 heures
3
Vérifier vos droits au maintien de salaire
La CPAM ne verse que 50 % de votre salaire. Mais votre convention collective ou votre mutuelle peut compléter jusqu'à 100 %. N'attendez pas la deuxième semaine pour appeler votre mutuelle. Certaines garanties ne s'activent pas automatiquement, et un retard peut vous faire perdre des droits.
Première semaine
4
Respecter les heures de sortie autorisées
Regardez ce qui est écrit sur votre arrêt. Si les sorties sont autorisées, vous pouvez sortir de 10h–12h et de 14h–16h. En dehors : restez chez vous. Un contrôleur peut sonner à votre porte à n'importe quel moment, même le week-end. Une absence non justifiée peut suffire à suspendre vos indemnités.
Pendant tout l'arrêt

Arrêt maladie et délai de 48h à la CPAM : tout ce qu'il faut savoir

Le délai de 48 heures pour envoyer votre arrêt maladie à la CPAM est fixé par l'article R323-11 du Code de la Sécurité sociale. Il part de la date de début d'arrêt inscrite sur le document, pas de la date de consultation ni de celle où vous l'avez reçu. Et il court 7 jours sur 7, sans exception.

Comment calculer concrètement vos 48 heures ?

Date de début d'arrêt Date limite d'envoi (48h) Remarque
Lundi 10 mars Mercredi 12 mars Le cachet de La Poste fait foi
Vendredi 14 mars Dimanche 16 mars Le week-end ne suspend pas le délai
Jeudi 20 mars (soir) Samedi 22 mars Préférer l'envoi dès le lendemain matin
⚠️ Courrier ou guichet ? Pour l'envoi postal, c'est le cachet de La Poste qui fait foi, pas la date de réception par la CPAM. En cas de doute, déposez les volets directement au guichet de votre CPAM et demandez un accusé de réception.

Que se passe-t-il si vous dépassez le délai de 48 heures ?

  • La CPAM peut réduire vos IJ de 50 % pour la période entre la date de début et la date de réception réelle des volets.
  • En cas de retard répété (plus de 2 fois en 24 mois), la réduction de 50 % s'applique automatiquement à chaque arrêt.
  • La CPAM peut accorder une dérogation si vous justifiez d'un motif légitime (hospitalisation, impossibilité physique). Elle n'y est pas obligée.

Comment vérifier que votre CPAM a bien reçu votre arrêt ?

Connectez-vous à votre espace Ameli.fr 5 à 7 jours ouvrés après l'envoi. Dans la rubrique "Mes arrêts de travail", votre arrêt doit apparaître avec la date de versement prévue de vos IJ. Si rien ne s'affiche sous 7 jours, ne laissez pas traîner : appelez le 36 46 (du lundi au vendredi de 8h à 17h).

Combien touche-t-on pendant un arrêt maladie en 2026 ?

En arrêt maladie, la CPAM verse des indemnités journalières (IJ) qui représentent 50 % de votre salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond fixé à 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025 (soit 41,95 € bruts par jour maximum). Les 3 premiers jours restent à votre charge : c'est le délai de carence. Votre mutuelle peut ensuite compléter jusqu'à 100 % selon votre contrat.

Les 3 premiers jours : rien ne tombe (sauf exceptions)

C'est souvent une mauvaise surprise : les 3 premiers jours d'arrêt ne sont pas indemnisés par la Sécu. Vos IJ démarrent seulement au 4e jour. Ce délai disparaît dans trois situations : ALD, accident du travail, ou si c'est votre 3e arrêt dans l'année civile. Quant à votre employeur, votre convention collective peut l'obliger à compenser ces jours. Vérifiez directement avec votre RH.

Montant des indemnités journalières en 2026

Situation Montant IJ (Sécurité sociale) Carence Durée maximale
Salarié — arrêt classique 50 % du salaire journalier de base (max ~41,95 €/jour bruts (~39,13 € nets)) 3 jours 360 jours sur 3 ans
Salarié — ALD à partir du 31e jour 66,67 % du salaire journalier de base Supprimée 3 ans, renouvelable
Fonctionnaire 90 % du traitement (90 j) depuis le 1er mars 2025, puis 50 % pendant 270 j 1 jour Selon ancienneté et statut
Indépendant / TNS 1/730e du revenu annuel moyen (RAAM) — max 65,84 €/j bruts — carence 7 j (maladie) 7 jours (maladie) / 3 jours (hospitalisation) 360 jours sur 3 ans

Données vérifiées en janvier 2026 d'après le barème officiel de la Sécurité sociale. Source : Ameli.fr.

📋 Comment calculer votre IJ ? Le salaire journalier de base = somme de vos 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25. Pour y avoir droit : au moins 150 heures travaillées dans les 3 mois précédant l'arrêt, ou 600 heures sur les 12 derniers mois.
💡 Votre mutuelle peut changer la donne. Votre mutuelle ou prévoyance collective peut porter vos revenus à 70 %, 80 % voire 100 % de votre salaire net. Mais il faut appeler dès la première semaine. Certaines garanties ne s'activent pas rétroactivement une fois ce délai passé.

Voir le guide complet des indemnités journalières 2026

Combien touche-t-on concrètement ? Exemple chiffré

Prenons un exemple concret : un salarié avec un salaire net de 2 000 €/mois (environ 2 600 € brut). Voici ce qu'il touchera réellement pendant son arrêt :

Source Calcul Montant estimé / jour
CPAM (Sécurité sociale) 50 % du salaire journalier brut moyen ~33 € nets/jour
Mutuelle / prévoyance Complément selon contrat (ex. : 30 % supplémentaires) ~20 € nets/jour
Total avec mutuelle 80 % du salaire net journalier ~53 € nets/jour

Quand les indemnités sont-elles plus élevées ?

  • ALD (à partir du 31e jour) : les IJ passent à 66,67 % du salaire journalier de base, sans délai de carence.
  • 3 enfants à charge : les IJ passent à 66,67 % à partir du 31e jour d'arrêt, même hors ALD.
  • Accident du travail : 60 % les 28 premiers jours, puis 80 %. Pas de délai de carence dans ce cas.

Voir la section sur le maintien de salaire et vos droits

6 erreurs qui coûtent cher, et qu'on voit trop souvent

Ces erreurs sont commises chaque jour. Certaines réduisent vos indemnités de moitié dès le premier arrêt. Personne ne vous préviendra à l'avance.

🚫
Dépasser le délai de 48 heures
Un envoi après le délai, et la CPAM peut amputer vos IJ de 50 % sur toute la période de retard. Si ça arrive deux fois en deux ans, la réduction devient systématique à chaque arrêt suivant. En cas de situation vraiment exceptionnelle (hospitalisation d'urgence, impossibilité physique), contactez votre CPAM avec un justificatif. Elle peut faire preuve de souplesse, mais rien ne l'y oblige.
🚫
Envoyer le mauvais volet à l'employeur
Le volet 1 contient votre diagnostic médical : il est confidentiel. Il ne doit jamais arriver chez votre employeur. Seul le volet 3 lui est destiné. Si vous avez fait une erreur : appelez votre médecin et votre RH sans attendre.
🚫
Travailler pendant l'arrêt
C'est interdit par la loi, sans exception. Si la CPAM le découvre, elle peut exiger le remboursement intégral de toutes les IJ perçues. Et du côté de l'employeur, une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement pour faute est possible.
🚫
Sortir aux mauvaises heures
Un contrôleur de la CPAM peut frapper à votre porte à n'importe quel moment. Absent sans justification hors des plages autorisées ? Vos IJ peuvent être suspendues sur-le-champ. Les horaires sur votre arrêt ne sont pas indicatifs : ils sont contraignants.
🚫
Oublier d'envoyer la prolongation
Votre arrêt est prolongé ? Tout repart de zéro. Vous devez renvoyer les volets à la CPAM et à votre employeur dans les 48 heures. C'est la même procédure qu'au premier jour, sans exception.
🚫
Ne pas déclarer à la CAF
Vous touchez l'APL, le RSA ? Un arrêt maladie modifie vos ressources. Ne pas le déclarer, c'est risquer un trop-perçu à rembourser. Mettez à jour votre situation sur caf.fr. Notre guide arrêt maladie et CAF vous explique comment.

Sorties pendant un arrêt maladie : horaires autorisés et règles à respecter

Pendant un arrêt maladie, vous ne pouvez sortir de chez vous que si votre médecin l'a explicitement autorisé. Les plages habituellement autorisées sont 10h–12h et 14h–16h, tous les jours y compris le week-end.

Les 3 situations possibles sur votre arrêt

Ce qui est écrit sur votre arrêt Ce que vous pouvez faire Risque en cas d'infraction
Sorties autorisées (case cochée) Sortir de 10h à 12h et de 14h à 16h, 7j/7 Absence hors plages = suspension des IJ
Sorties libres (mention expresse) Sortir à toute heure, sans restriction Rare : vérifiez bien la formulation exacte
Aucune sortie autorisée (case non cochée) Rester à votre domicile en permanence Toute absence = risque de suspension immédiate

Que se passe-t-il lors d'un contrôle à domicile ?

  • Si vous êtes absent sans justification, la CPAM peut suspendre vos IJ immédiatement.
  • Si vous étiez absent pour un motif légitime (rendez-vous médical, hospitalisation), signalez-le avec un justificatif dès que possible.
  • Vous avez le droit de ne pas laisser entrer l'agent, mais votre absence sera quand même notée.

Peut-on sortir pour aller chez le médecin ?

Oui. Les rendez-vous médicaux sont un motif légitime de sortie, même hors des plages autorisées. Conservez tout justificatif (ordonnance, compte-rendu) en cas de contrôle.

Peut-on quitter sa ville pendant un arrêt maladie ?

En principe, vous devez rester à l'adresse déclarée à votre CPAM. Un changement temporaire de résidence est possible, mais il faut le signaler à votre CPAM avant de partir. Sans accord préalable, un contrôle à votre domicile habituel constatant votre absence peut entraîner la suspension de vos IJ.

📋 Sorties pour raison thérapeutique : votre médecin peut prescrire des "sorties libres" pour raison thérapeutique (marche, air frais). Dans ce cas, la mention apparaît clairement sur l'arrêt. Cela ne vous autorise pas à travailler ni à voyager librement.

Voir la section : erreurs à éviter pendant un arrêt maladie

Ce que beaucoup ignorent : vos droits restent entiers pendant l'arrêt

Tomber malade ne fragilise pas votre situation autant que vous pourriez le craindre. La loi vous protège. Voici les 5 droits que vous conservez pendant votre arrêt, que votre employeur ne peut pas vous retirer. (Art. L1226-1 Code du travail)

Pendant un arrêt maladie, le salarié conserve les droits suivants :

🛡️
Votre employeur ne peut pas vous licencier à cause de votre maladie. Un licenciement reste possible pour une raison qui n'a rien à voir avec votre santé (faute grave, motif économique), ou si votre absence désorganise durablement l'entreprise au point de rendre votre remplacement inévitable. Charge à lui de le démontrer.
🏖️
Congés payés acquis pendant l'arrêt
Depuis la loi n°2024-364 du 22 avril 2024 (transposant une directive européenne), les salariés continuent d'acquérir des congés payés pendant toute la durée de l'arrêt, dans la limite de 4 semaines par an. Cette règle s'applique rétroactivement aux arrêts depuis le 1er décembre 2009. Ces congés vous attendent à votre retour.
🔒
Confidentialité du diagnostic
Votre employeur n'a aucun droit de savoir ce que vous avez. Aucun. Il peut connaître la durée de l'arrêt, c'est tout. Ne transmettez jamais le volet 1 à votre employeur. Même s'il vous le demande explicitement.
📈
Droits à la retraite préservés
Un arrêt maladie ne creuse pas un trou dans votre retraite. Chaque trimestre pendant lequel la CPAM vous verse des IJ compte comme un trimestre de cotisation, dans la limite des règles du régime général.
💼
Droit au maintien de salaire
Avec au moins 1 an d'ancienneté, votre employeur est souvent tenu de compléter vos IJ. Résultat : votre salaire peut être maintenu à 80, 90 ou 100 %. Les conditions exactes dépendent de votre convention collective. Posez la question à votre RH. C'est un droit, pas une faveur qu'on vous accorde.

Voir tous les droits du salarié malade : guide complet

4 points à vérifier dès les premiers jours (beaucoup les oublient)

Pas de médecin traitant déclaré ? Régularisez maintenant

Sans médecin traitant déclaré à votre CPAM, vos remboursements sont réduits et les démarches pour une ALD deviennent bien plus lourdes. Ça prend deux minutes sur votre espace Ameli.fr. Ne laissez pas ça traîner.

Vérifiez sur Ameli.fr que votre arrêt est bien enregistré

Patientez 5 à 7 jours ouvrés, puis connectez-vous à Ameli.fr. Votre arrêt doit être visible et vos IJ planifiées. Rien n'apparaît ? Appelez le 36 46 sans attendre. Chaque jour de retard décale votre premier paiement d'autant.

Arrêt de plus de 3 mois : la CPAM peut vous convoquer

Au-delà de 90 jours consécutifs, la CPAM peut vous convoquer chez son médecin-conseil pour faire le point sur le maintien de l'arrêt, une reprise progressive, mi-temps thérapeutique, ou orientation vers une pension d'invalidité. Cette convocation est obligatoire : n'attendez pas, répondez-y.

Votre mutuelle peut compenser une partie de votre perte de salaire

Votre complémentaire peut verser des IJ supplémentaires pour couvrir ce que la Sécu ne paye pas. Certains contrats prévoient aussi une prise en charge renforcée pour les arrêts longs. Appelez dès la première semaine. C'est souvent là que tout se joue.

⚠️ Vous êtes au chômage et vous tombez malade ? France Travail suspend votre ARE. La CPAM prend alors le relais avec ses IJ. Mais si vous ne signalez rien à France Travail, vous risquez de toucher les deux en même temps et de devoir tout rembourser. Prévenez-les dès le premier jour d'arrêt.

Tableau récapitulatif : tous les délais et démarches d'un seul regard

Démarche Délai Destinataire Priorité
Envoyer volets 1 et 2 48 heures CPAM Urgent
Envoyer volet 3 48 heures Employeur / RH Urgent
Contacter sa mutuelle / prévoyance 1re semaine Mutuelle / RH Important
Vérifier l'enregistrement sur Ameli.fr Sous 5 jours ouvrés Espace Ameli Important
Déclarer le changement à la CAF Dans le mois CAF Important
Envoyer la prolongation (si besoin) 48 heures après chaque prolongation CPAM + Employeur Urgent
Répondre à la convocation CPAM Dès réception Médecin-conseil Important
Visite de pré-reprise (facultatif) Avant la fin de l'arrêt Médecine du travail Recommandé
Visite de reprise (si arrêt > 30 jours) Dans les 8 jours après reprise Médecine du travail Obligatoire

✅ Checklist complète : arrêt maladie

Approfondir chaque démarche après un arrêt maladie

Chaque page ci-dessous approfondit un aspect précis de votre situation :

Questions fréquentes : que faire en cas d'arrêt maladie ?

Dès le premier jour, deux démarches dans les 48 heures :

  1. Envoyer les volets 1 et 2 à votre CPAM
  2. Envoyer le volet 3 à votre employeur
  3. Respecter les heures de sortie inscrites sur votre arrêt
  4. Contacter votre mutuelle pour activer le complément d'indemnités

Si votre médecin télétransmet, les volets 1 et 2 partent automatiquement à la CPAM. Vérifiez avec lui.

Pour envoyer votre arrêt maladie à la CPAM, vous avez trois options :

  • Par courrier : envoyez les volets 1 et 2 à l'adresse indiquée sur votre carte Vitale ou sur Ameli.fr
  • Au guichet : déposez les volets directement à votre CPAM
  • Via télétransmission : si votre médecin télétransmet, l'envoi est automatique. Vérifiez lors de la consultation

Le délai légal est de 48 heures à compter de la date de début d'arrêt.

Vous avez 48 heures à compter de la date de début de l'arrêt pour envoyer les volets 1 et 2 à votre CPAM. En cas de retard répété, vos indemnités journalières peuvent être réduites de 50 %. Si votre médecin utilise la télétransmission, l'envoi est automatique et vous n'avez rien à faire côté CPAM.
Vous transmettez uniquement le volet 3 de l'avis d'arrêt de travail à votre employeur, dans les 48 heures. Ce volet indique la durée de l'arrêt et les horaires de sortie, mais ne contient pas votre diagnostic. Vous n'avez aucune obligation de préciser la nature de votre maladie.
En principe non. Vous êtes protégé contre un licenciement lié à votre maladie ou à votre état de santé. Un licenciement reste possible pour une cause totalement indépendante de la maladie (faute grave, motif économique), ou si votre absence désorganise gravement l'entreprise au point de nécessiter votre remplacement définitif. C'est à l'employeur de le prouver concrètement.
Les indemnités journalières représentent 50 % de votre salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond de 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025, soit un maximum de 41,95 € bruts par jour (~39,13 € nets). Un délai de carence de 3 jours s'applique (pas d'indemnité les 3 premiers jours), sauf pour les ALD, les accidents du travail, ou si c'est votre 3e arrêt de moins de 91 jours dans l'année.
Tout dépend de ce qui est écrit sur votre arrêt. Si votre médecin a autorisé les sorties, vous pouvez généralement sortir de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h, 7 jours sur 7. En dehors de ces plages, vous devez rester chez vous. Si aucune sortie n'est autorisée, c'est sans exception. Un contrôle à domicile peut avoir lieu à tout moment.
Exercer une activité rémunérée pendant un arrêt maladie est strictement interdit. Si la CPAM le découvre, elle peut exiger le remboursement de la totalité des IJ perçues. Votre employeur peut aussi engager une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement pour faute.
Si votre médecin prolonge votre arrêt, vous devez renvoyer les volets 1 et 2 à la CPAM et le volet 3 à votre employeur dans les 48 heures, exactement comme pour le premier arrêt. Au-delà de 6 mois d'arrêt continu, la CPAM peut organiser une visite avec son médecin-conseil pour évaluer votre situation et envisager une reprise, un mi-temps thérapeutique ou une orientation vers la pension d'invalidité.

Ce qu'il faut retenir, en 30 secondes

Votre arrêt vient de commencer. Les 5 choses à faire, dans l'ordre :

  1. Envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM dans les 48 heures
  2. Envoyer le volet 3 à votre employeur dans les 48 heures
  3. Appeler votre mutuelle pour activer le complément d'indemnités
  4. Vérifier vos droits au maintien de salaire dans votre convention collective
  5. Déclarer le changement à la CAF si vous percevez des aides (APL, RSA…)

Dépasser les 48 heures peut réduire vos indemnités de 50 %. En cas de doute, connectez-vous à Ameli.fr ou composez le 36 46.

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Questions fréquentes

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