Rendez-vous de liaison et visite de pré-reprise peuvent devenir utiles.
Commencer par l'essentiel
Les quatre repères à connaître
La visite de reprise devient obligatoire à partir de cette durée.
La visite obligatoire doit avoir lieu au plus tard dans ce délai.
Délai pour saisir le conseil de prud'hommes après la notification.
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Commencez par vérifier si une visite est obligatoire. Préparez ensuite le retour pendant l'arrêt, organisez la visite et, si nécessaire, un temps partiel thérapeutique ou un aménagement. La dernière partie explique l'inaptitude et le reclassement.
1. Vérifier si une visite de reprise est obligatoire
La règle dépend de l'origine de l'absence et de sa durée. Une erreur fréquente consiste à appliquer le seuil de 30 jours à tous les arrêts maladie. Pour une maladie ou un accident non professionnel, le seuil est de 60 jours.
| Situation | Visite de reprise | Moment |
|---|---|---|
| Maladie ou accident non professionnel de moins de 60 jours | Non obligatoire | Reprise habituelle, sauf besoin d'un rendez-vous à la demande |
| Maladie ou accident non professionnel d'au moins 60 jours | Obligatoire | Jour de la reprise ou dans les 8 jours suivants |
| Accident du travail avec arrêt d'au moins 30 jours | Obligatoire | Jour de la reprise ou dans les 8 jours suivants |
| Maladie professionnelle | Obligatoire quelle que soit la durée | Jour de la reprise ou dans les 8 jours suivants |
| Congé maternité | Obligatoire | Jour de la reprise ou dans les 8 jours suivants |
2. Préparer le retour pendant l'arrêt
Après plus de 30 jours d'arrêt, deux dispositifs différents peuvent aider à éviter une reprise trop brutale.
Échange facultatif entre le salarié et l'employeur, avec participation possible du service de prévention et de santé au travail. Le salarié ou l'employeur peut l'initier. Il peut se tenir par téléphone ou en visioconférence et ne met pas fin à l'arrêt.
Visite médicale organisée pendant l'arrêt de plus de 30 jours pour préparer un aménagement du poste, du temps de travail, une formation ou un reclassement. Elle peut être demandée par le salarié, le médecin traitant, le médecin conseil ou le médecin du travail.
3. Organiser et passer la visite de reprise
Dès que l'employeur connaît la date de fin de l'arrêt, il saisit le service de prévention et de santé au travail. La visite se déroule pendant les heures de travail ou est rémunérée comme du temps de travail effectif.
4. Reprendre progressivement à temps partiel thérapeutique
Le temps partiel thérapeutique n'est pas forcément un mi-temps. La quotité peut évoluer, par exemple de 20 % à 80 %, selon l'état de santé et l'organisation acceptée par l'employeur. Pour un salarié, il ne doit plus obligatoirement être précédé d'un arrêt complet.
5. Faire appliquer les aménagements et sécuriser le retour
Le médecin du travail peut recommander des adaptations individuelles. L'employeur doit les prendre en considération et expliquer par écrit les raisons d'un refus.
Horaires progressifs, pauses supplémentaires, limitation du travail de nuit ou organisation hybride lorsque le poste le permet.
Adaptation ergonomique, réduction du port de charges, changement de tâches, télétravail ou équipement spécifique selon les préconisations.
Une formation peut être proposée pour faciliter un reclassement ou une réorientation compatible avec l'état de santé.
À la reprise, le salarié retrouve en principe son emploi précédent. S'il n'est plus disponible, un emploi similaire avec rémunération équivalente doit être proposé.
Checklist : préparer une reprise réaliste
6. Comprendre l'inaptitude, le reclassement et les délais
L'inaptitude est prononcée par le médecin du travail. Elle ne doit pas être confondue avec l'invalidité, décidée par le médecin conseil de la CPAM ou de la MSA.
| Étape | Règle principale | Délai ou vigilance |
|---|---|---|
| Avis d'inaptitude | Il précise les capacités restantes et les indications de reclassement. | Contestation devant le conseil de prud'hommes dans les 15 jours. |
| Recherche de reclassement | L'employeur recherche un poste aussi proche que possible de l'emploi précédent, avec adaptation si nécessaire. | Dispense possible si l'avis exclut tout maintien ou tout reclassement. |
| Premier mois après l'avis | En cas d'inaptitude non professionnelle, l'employeur n'a en principe pas à verser le salaire pendant la recherche. | Une convention collective peut être plus favorable. |
| Après un mois | Si le salarié n'est ni reclassé ni licencié, l'employeur reprend le paiement du salaire antérieur. | Le paiement continue jusqu'au reclassement ou à la rupture. |
Questions fréquentes sur la reprise du travail
Non. Après une maladie ou un accident non professionnel, elle devient obligatoire à partir de 60 jours d'arrêt. Elle est aussi obligatoire après un accident du travail d'au moins 30 jours, après une maladie professionnelle quelle que soit la durée et après un congé maternité.
Lorsqu'elle est obligatoire, l'employeur doit la faire organiser le jour de la reprise ou au plus tard dans les 8 jours calendaires qui suivent.
Le rendez-vous de liaison est un échange facultatif entre le salarié et l'employeur, avec participation possible du service de santé au travail. La visite de pré-reprise est une visite médicale organisée pendant l'arrêt pour préparer des aménagements, un reclassement ou une formation.
Pour un arrêt de plus de 30 jours, elle peut être demandée par le salarié, le médecin traitant, le médecin conseil de la Sécurité sociale ou le médecin du travail. L'employeur ne peut pas la demander à la place du salarié.
Non pour un salarié. Il peut être prescrit sans arrêt complet préalable ou après une reprise à temps plein, si le médecin estime qu'il favorise l'amélioration de l'état de santé ou la réadaptation professionnelle.
Le salarié reçoit le salaire correspondant au temps travaillé et peut percevoir des indemnités journalières après accord de la caisse. Les IJ ne peuvent pas dépasser la perte de rémunération liée à la réduction du temps de travail.
Oui, s'il estime l'organisation incompatible avec le fonctionnement de l'entreprise. La situation doit alors être réévaluée avec le médecin du travail. Les horaires et la rémunération doivent être convenus avec l'employeur.
Oui, mais le médecin doit autoriser la reprise anticipée et l'employeur doit être informé et d'accord. La caisse doit aussi être prévenue pour arrêter le versement des indemnités journalières.
L'employeur doit en principe rechercher un reclassement compatible avec les indications du médecin du travail. Il peut être dispensé de cette recherche si l'avis indique que tout maintien serait gravement préjudiciable ou que tout reclassement est impossible.
Le salarié ou l'employeur dispose de 15 jours après la notification de l'avis pour saisir le conseil de prud'hommes.
Pour approfondir seulement si nécessaire
Fiches complémentaires
Ces pages détaillent la médecine du travail, l'arrêt long, l'invalidité, les droits du salarié et les situations d'origine professionnelle.
Formulaires officiels utiles
Cerfa n°10170*08 - Avis d'arrêt de travail. Le professionnel de santé l'utilise aussi pour prescrire un temps partiel pour raison médicale.
Cerfa n°14103*01 - Demande d'indemnité temporaire d'inaptitude. Remis par le médecin du travail lorsque l'inaptitude peut être liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Transparence des informations
Sources officielles vérifiées
Cette page a été contrôlée le 14 juillet 2026. Les préconisations du médecin du travail, la décision de la caisse et les règles de votre convention collective restent déterminantes pour votre situation.
À retenir
Après une maladie non professionnelle, la visite de reprise devient obligatoire à partir de 60 jours. Après plus de 30 jours, le rendez-vous de liaison et la pré-reprise permettent d'anticiper. Le temps partiel thérapeutique exige une prescription, l'accord d'organisation de l'employeur et la décision de la caisse pour les IJ. En cas d'inaptitude, vérifiez le reclassement, le délai d'un mois et le recours de 15 jours.
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