À transmettre à la caisse et à l'employeur si elle n'est pas télétransmise.
Commencer par l'essentiel
Les quatre repères à connaître
Affiliation, activité cotisée et accord médical doivent être vérifiés.
Maximum de 12 mois d'IJ sur une période de 3 ans.
Sous réserve des conditions médicales et administratives.
Une seule fiche, dans un ordre simple
Comment lire cette page ?
Commencez par identifier votre régime, puis vérifiez les conditions d'indemnisation au-delà de 6 mois. Contrôlez ensuite les revenus maintenus, préparez la reprise et anticipez la fin des droits plusieurs semaines à l'avance.
1. Identifier la situation et le régime applicable
L'expression arrêt de longue durée est courante, mais ce n'est pas un congé unique pour tous les statuts. Pour un salarié du secteur privé, le seuil important est généralement celui d'un arrêt qui dépasse 6 mois. Une ALD, une maladie professionnelle, un accident du travail ou la fonction publique suivent des règles particulières.
| Situation | Règle principale | Fiche à consulter |
|---|---|---|
| Salarié, maladie non professionnelle | IJ maladie, conditions renforcées après 6 mois. | La présente fiche. |
| Arrêt lié à une ALD | IJ possibles jusqu'à 3 ans et carence appliquée une seule fois sur la période. | Affection longue durée |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | Indemnisation, soins et protection spécifiques. | Accident et maladie professionnelle |
| Fonctionnaire ou contractuel public | Congé de maladie, CLM, CLD ou congé de grave maladie. | Arrêt maladie fonctionnaire |
| Travailleur indépendant | Conditions, revenus de référence et durées propres au statut. | Arrêt maladie indépendant |
2. Vérifier les droits lorsque l'arrêt dépasse 6 mois
Pour continuer à recevoir des indemnités journalières au-delà de 6 mois, il faut remplir des conditions administratives et médicales. La caisse peut demander des pièces et le service médical peut contrôler que l'arrêt prolongé reste justifié.
3. Comprendre le montant et la durée des indemnités journalières
| Point à vérifier | Règle pour un salarié |
|---|---|
| Montant | 50 % du salaire journalier de base. |
| Plafond 2026 | 42,97 € bruts par jour pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026. |
| Carence | 3 jours au début de chaque arrêt, sauf exception. Pour une même ALD, elle n'est retenue qu'une fois sur 3 ans. |
| Cas général | Au maximum 12 mois d'IJ sur une période de 3 ans consécutifs. |
| Arrêt lié à une ALD | IJ possibles pendant une période maximale de 3 ans, sous conditions. |
| Nouveaux droits | Un nouveau délai de 3 ans peut s'ouvrir après au moins 1 an de reprise du travail. |
4. Protéger le revenu pendant un arrêt long
Les IJ de la caisse ne remplacent qu'une partie du salaire. Trois niveaux doivent être vérifiés séparément : le complément légal de l'employeur, les règles plus favorables de la convention collective et le contrat de prévoyance.
Il dépend notamment de l'ancienneté et reste limité dans le temps. En droit commun, il commence après 7 jours de carence, sauf règle plus favorable.
Elle peut prévoir un maintien intégral ou partiel plus long, une absence de carence ou des conditions différentes.
Demandez la notice à l'employeur ou à l'organisme assureur. Vérifiez la date de déclaration, les justificatifs et la durée des prestations.
Elle rembourse des frais de santé mais ne remplace généralement pas le salaire. Ne la confondez pas avec la prévoyance.
5. Préparer la reprise avant la fin de l'arrêt
La reprise se prépare pendant l'arrêt, sans attendre le dernier jour. Ces démarches n'obligent pas à reprendre avant l'avis médical.
Il peut être proposé après plus de 30 jours d'arrêt, continus ou non. Il permet d'échanger sur les mesures de retour et reste facultatif pour le salarié.
Elle peut être demandée après plus de 30 jours par le salarié, le médecin traitant, le médecin conseil ou le médecin du travail.
Après une maladie non professionnelle, elle est obligatoire lorsque l'arrêt a duré au moins 60 jours et doit être organisée par l'employeur.
Il nécessite une prescription médicale, l'accord de l'employeur sur l'organisation et l'accord de la caisse pour le maintien partiel des IJ.
6. Anticiper la fin des IJ et éviter une rupture de revenu
N'attendez pas le dernier paiement. Demandez à la caisse la date prévisionnelle de fin de droits et commencez les démarches plusieurs semaines à l'avance, surtout si la reprise complète semble impossible.
Checklist : arrêt maladie de longue durée
Questions fréquentes sur les arrêts maladie longs
Non. Un arrêt long n'ouvre pas automatiquement une ALD exonérante. Le service médical peut reconnaître une affection justifiant des soins ou un arrêt prolongé, avec ou sans prise en charge à 100 % des soins.
Il faut notamment être affilié à un régime de Sécurité sociale depuis au moins 12 mois et avoir travaillé au moins 600 heures sur les 12 mois ou 365 jours précédant l'arrêt, ou avoir cotisé sur une rémunération au moins égale à 2 030 fois le Smic horaire. Le service médical doit aussi reconnaître la justification de l'arrêt long.
Dans le cas général, la caisse verse au maximum 12 mois d'indemnités journalières sur une période de 3 ans. Pour un arrêt en lien avec une ALD, les IJ peuvent être versées pendant une période maximale de 3 ans, sous réserve des conditions médicales et administratives.
Non. Pour un salarié, l'IJ maladie reste égale à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite du plafond applicable. Pour les arrêts prescrits à compter de juillet 2026, le maximum est de 42,97 euros bruts par jour.
Oui. Chaque avis ou prolongation doit être transmis dans les 48 heures à la caisse et à l'employeur lorsqu'il n'est pas télétransmis. Un formulaire papier doit être l'original sécurisé remis par le professionnel de santé.
Pas nécessairement. Le complément légal de l'employeur est limité dans le temps et dépend notamment de l'ancienneté. Une convention collective, un accord d'entreprise ou un contrat de prévoyance peut prévoir une durée ou un niveau de maintien plus favorable.
Un rendez-vous de liaison et une visite de pré-reprise peuvent être organisés après plus de 30 jours d'arrêt. Après une maladie non professionnelle, la visite de reprise est obligatoire lorsque l'arrêt a duré au moins 60 jours.
Oui. La pension d'invalidité n'attend pas obligatoirement l'épuisement des 3 ans. Elle peut être étudiée lorsque l'état est stabilisé et que la capacité de travail ou de gain est réduite d'au moins deux tiers. Elle n'est pas automatique.
Non. Les fonctionnaires relèvent du congé de maladie, du CLM ou du CLD. Les travailleurs indépendants ont des conditions et des durées propres. Les fiches dédiées doivent être consultées pour ces statuts.
Pour approfondir seulement si nécessaire
Fiches complémentaires
Ces pages détaillent l'ALD, les indemnités, la prévoyance, l'invalidité et la reprise.
Formulaires officiels utiles
Cerfa n°10170*08 - Avis d'arrêt de travail. Spécimen officiel. Le formulaire sécurisé original est rempli et remis par le professionnel de santé.
Cerfa n°11174*05 - Demande de pension d'invalidité. À remplir par l'assuré lorsqu'il effectue lui-même la demande auprès de sa caisse.
Transparence des informations
Sources officielles vérifiées
Cette page a été contrôlée le 14 juillet 2026. Les règles présentées concernent principalement les salariés relevant de l'Assurance Maladie ou de la MSA.
Sources contrôlées : Assurance Maladie pour l'arrêt supérieur à 6 mois, les IJ et l'invalidité ; Service-Public pour la reprise, l'inaptitude et les Cerfa ; MSA pour les assurés agricoles.
À retenir
Après 6 mois, les droits aux IJ doivent être revérifiés et le service médical intervient. Dans le cas général, la limite est de 12 mois d'IJ sur 3 ans. Un arrêt lié à une ALD peut être indemnisé jusqu'à 3 ans. Anticipez toujours le maintien de revenu, la reprise et la fin des droits.
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