Chiffres clés 2026
Conditions pour bénéficier du congé de proche aidant
- Être salarié (CDI, CDD, intérim…), fonctionnaire, ou travailleur indépendant
- Aider un proche présentant un handicap ou une perte d'autonomie d'une particulière gravité
- Le proche aidé peut être : conjoint, ascendant, descendant, collatéral jusqu'au 4e degré, ou toute personne avec qui vous résidez ou entretenez des liens étroits et stables
Comment demander le congé de proche aidant ?
Congé à temps partiel ou fractionné
Le congé de proche aidant peut être pris de différentes façons :
| Mode | Comment | AJPA |
|---|---|---|
| Temps complet | Arrêt total de l'activité | 66,64 €/jour |
| Temps partiel | Réduction du temps de travail | 33,32 €/jour |
| Fractionné | Par demi-journées ou journées | 66,64 €/jour ou 33,32 €/demi-journée |
Exemple concret : comment organiser le congé
Sophie demande 3 mois de congé de proche aidant à son employeur, par lettre recommandée avec 15 jours de préavis. Elle perçoit l'AJPA à hauteur de 66,64 € par jour ouvré versée par la CAF, soit environ 1 465 € par mois (22 jours ouvrés). Elle peut fractionner ce congé : 3 semaines maintenant, 2 semaines dans 6 mois, etc. La durée totale sur sa carrière est plafonnée à 1 an.
Ce que couvre l'AJPA et comment la demander
L'AJPA (Allocation Journalière du Proche Aidant) est versée par la CAF ou la MSA selon votre régime. Elle indemnise chaque jour de congé de proche aidant pris. En 2026, son montant est de 66,64 € brut par jour (64,54 € net environ) pour une personne sans enfant à charge, et 79,47 € pour une personne seule avec enfant à charge.
La demande se fait directement sur caf.fr (rubrique "Mes démarches") en joignant la preuve du statut d'aidant (certificat médical de la personne aidée, justificatif du lien familial) et la confirmation de l'employeur de la mise en congé.
Les droits préservés pendant le congé
- Le contrat de travail est suspendu mais non rompu : le salarié retrouve son poste ou un poste équivalent à l'issue du congé.
- La période de congé est validée pour la retraite via l'Assurance Vieillesse des Aidants (AVA) depuis 2020 : des trimestres peuvent être accordés sans cotisation.
- La complémentaire santé de l'entreprise peut être maintenue (vérifier avec les RH selon la convention collective).
- Le congé peut être pris à temps partiel avec accord de l'employeur, pour ne pas interrompre totalement l'activité.
- En cas de dégradation soudaine de l'état du proche, un congé de solidarité familiale peut être activé en urgence en parallèle.
Questions fréquentes
Non. Le congé de proche aidant est un droit. L'employeur ne peut pas le refuser. Il peut en revanche différer le début du congé de 1 mois maximum s'il estime que l'absence aurait des conséquences préjudiciables sur le fonctionnement de l'entreprise. Dans ce cas, il doit vous informer par écrit et motiver sa décision.
Si la personne aidée décède, est admise en établissement ou voit sa situation évoluer, le congé prend fin. Vous disposez d'un délai de 1 mois pour reprendre votre poste ou informer votre employeur. L'AJPA cesse d'être versée dès la fin de la situation d'aidant.
La période de congé de proche aidant n'est pas automatiquement assimilée à des trimestres de retraite. Cependant, l'Assurance Vieillesse des Aidants (AVA) permet de valider des trimestres pour les aidants de personnes en GIR 1 ou 2. Renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite.
Le congé de proche aidant prend fin automatiquement. Le salarié doit informer son employeur et peut reprendre son poste avec un préavis de 8 jours. Il conserve les droits à l'AJPA pour les jours effectivement pris. Le reliquat de congé non pris est perdu (il n'est pas convertible en indemnité).
Non, le congé de proche aidant ne peut pas être cumulé simultanément avec un congé parental, un congé de présence parentale ou un congé de solidarité familiale. En revanche, il peut se succéder à ces congés. L'AJPA n'est pas cumulable avec les indemnités journalières maladie, les allocations chômage ou la pension d'invalidité.
